Guy de Maupassant (1850-1893)

Formé par Gustave Flaubert mais proche d’Emile Zola Guy de Maupassant est un conteur et un romancier, à la charnière du réalisme et du naturalisme. Il aime décrire  les obsessions et les abîmes de la vie intérieure.

La jeunesse : 

Né en Normandie près de Dieppe, Maupassant vit ses jeunes années au bord de la mer, seul avec sa mère séparée de son mari. Pendant la guerre de 1870, Maupassant s'engage comme garde mobile et assiste à la débâcle de l'armée française.

L'écrivain :

De 1871 à 1880, il occupe de petits emplois dans différents ministères, tout en apprenant le métier d'écrivain auprès de Flaubert, ami d'enfance de sa mère. C'est une nouvelle, Boule de Suif, qui lui vaut ses premiers succès. Il s'élève tout d'un coup au premier plan de l'actualité littéraire. De 1880 à 1891, il publie environ trois cents nouvelles et contes réunis en dix-huit volumes, ainsi que six romans.

La maladie et la mort :

 La santé de Maupassant se détériore malgré une constitution apparemment robuste, et son équilibre intellectuel s'en trouve affecté. Des hallucinations accompagnent ses angoisses. Après un suicide manqué, il est interné dans une maison de santé où il meurt fou âgé de quarante-trois ans. Il avait dit : « Je suis entré dans la vie littéraire comme un météore, j'en sortirai par un coup de tonnerre. »

Sa vision du monde : 

Elle est pessimiste et désespérée. Il n’a aucune confiance dans la vie.

Son esthétique :

 Elle est différente de celle de Flaubert. Pour Maupassant, il est impossible d’écrire de façon objective. Il considère les enquêtes et la documentation inutile. Chaque écrivain a une vision différente de la réalité, il choisit ce qui le touche et ce qu’y l’intéresse.

Son évolution :

Débuts littéraires: ses récits sont secs, ils sont critiques, violents en particulier contre les religieux, les bourgeois, les femmes.

Début de la maladie : ses récits sont moins violents et moins moqueurs. Il accorde plus de place à la bonté, la vertu, l’émotion. Il s’intéresse au modeste.

Dernière partie : l’angoisse et la hantise de l’invisible.

La peur :

Nous sommes dans l’étrange, le surnaturel, la fantastique. Cela est le reflet de Maupassant par rapport à sa maladie. (Le bateau qui échoue, le fantôme)

 Quelques oeuvres :

 1880 Boule de Suif

1881 La Maison Tellier

1883 Contes de la Bécasse ; Une Vie

1884 Miss Harriet

1885 Bel-Ami

1887 Le Horla ; La Nuit

1888 Pierre et Jean

 

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